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Bienvenue dans l’atelier de Francky Boy à Montreuil.
Texte de Jean-Louis Aubert, Janvier 2011
Francky...Hou hou !...Francky...
Francky...Hou hou !...Francky...Francky dort encore, il doit être 18H00, je vais être obligé de monter les six marches qui mènent au réduit où il vit chez Coluche. On est début 80, Michel Colucci est au fond de la pièce, de l’autre côté de sa piscine intérieure. Les yeux en capote de fiacre et la mine grise malgré un sourire calimérien ; les produits qui tournent à Paris sont forts et de mauvaise qualité.
Francky est chargé avec les « Musulmans Fumants » de couvrir de fresques la pièce d’en bas, la pièce de loisir : piscine, baby foot, flipper et bientôt mini studio d’enregistrement. LA pièce où l’on finit les nuits avec pas mal du Tout Paris et un peu du tout nulle part.
Francky, je l’ai rencontré quelques mois auparavant. Avec Téléphone, on calait sur la pochette d’ Un autre monde. François (ami et manager), dans un aéroport me dit : « Mondino m’a présenté un mec dingue et, regarde, il a pondu ça ! Il me sort la peinture de Francky : Tu vois, Un autre monde, le bras qui s’allonge vers le jouet, c’est un tableau mobile, on pourrait rajouter un jouet à chaque 100 000 albums (L’album ayant démarré mollement, on oubliera de rajouter les jouets plus tard)... J’ai froncé les sourcils mais, quand notre avion a atterri à sa destination, c’était décidé Un autre monde aurait sa pochette jaune qui crache un truc jamais fait. Par la suite, Francky qui faisait de l’animation en Super, réalisera le clip d’Électrique cité, et le clip d’Un autre monde, réalisé par Mondino, sera basé sur ce regard poétique d’enfant sauvage lâché dans la cité : le regard de Francky.
Nous nous sommes revus de loin avec le Boy et nous sommes devenus les amis que nous sommes. Francky est le contraire d’un dilettante. Ce n’est pas parce que ses personnages, girafe rigolote et petit Mickey farceurs, nous font rire qu’il faut les trouver légers. Ces engins motorisés en tout genre, bagnoles, fusée, avions qui mènent à la grande ville, à la grande vie, ce sont des outils pour traverser et retraverser le fleuve des soucis convenus où se noient les bâtisseurs de réel, que les eaux boueuses emmènent inexorablement, aux océans de silence. Francky décline ces mêmes thèmes depuis plus de trente ans avec le soin d’un Rembrandt, l’opiniâtreté d’un Bacon, la provocation d’un Picasso.
C’est de l’enfance vive et en fait, un cri sans cesse recommencé. Le désir de cet enfant au bras qui s’allonge indéfiniment pour montrer et attraper ce paradis perdu, du Francky qui grandit en rêve dans les bras de la ligne droite des Hunaudières. C’est l’histoire de cette enfance kidnappée sous les carapaces d’adultes et qui, à coup d’aplats acryliques aux tons acide, ne cesse d’appeler au secours.
Oui cette légèreté conjuguée, répétée, travaillée avec l’autisme de Van Gogh est politique, finalement. Ce n’est pas la lutte des classes mais la lutte du fond de la classe à coup de boules de papier colorées, c’est la lutte de l’enfant seul contre tout un système social qui bouche les pores de la peau de l’âme. C’est le cri de l’enfant seul, notre ancêtre, qui veut continuer la conversation avec les adultes que nous sommes devenus, et qui, revendique les promesse que nous lui avons faites.
Hou ! hou !... Francky les six marches qui mènent à ton cœur, jaune et orange et violet et bleu et vert et rouge, il faut les descendre ou les monter? Cette vie de montagnard dont tu es l’improbable guide, elle est face nord ou chemins de traverses? Face sud.
Texte de Jean-Louis Aubert, Janvier 2011
Francky...Hou hou !...Francky...
Francky...Hou hou !...Francky...Francky dort encore, il doit être 18H00, je vais être obligé de monter les six marches qui mènent au réduit où il vit chez Coluche. On est début 80, Michel Colucci est au fond de la pièce, de l’autre côté de sa piscine intérieure. Les yeux en capote de fiacre et la mine grise malgré un sourire calimérien ; les produits qui tournent à Paris sont forts et de mauvaise qualité.
Francky est chargé avec les « Musulmans Fumants » de couvrir de fresques la pièce d’en bas, la pièce de loisir : piscine, baby foot, flipper et bientôt mini studio d’enregistrement. LA pièce où l’on finit les nuits avec pas mal du Tout Paris et un peu du tout nulle part.
Francky, je l’ai rencontré quelques mois auparavant. Avec Téléphone, on calait sur la pochette d’ Un autre monde. François (ami et manager), dans un aéroport me dit : « Mondino m’a présenté un mec dingue et, regarde, il a pondu ça ! Il me sort la peinture de Francky : Tu vois, Un autre monde, le bras qui s’allonge vers le jouet, c’est un tableau mobile, on pourrait rajouter un jouet à chaque 100 000 albums (L’album ayant démarré mollement, on oubliera de rajouter les jouets plus tard)... J’ai froncé les sourcils mais, quand notre avion a atterri à sa destination, c’était décidé Un autre monde aurait sa pochette jaune qui crache un truc jamais fait. Par la suite, Francky qui faisait de l’animation en Super, réalisera le clip d’Électrique cité, et le clip d’Un autre monde, réalisé par Mondino, sera basé sur ce regard poétique d’enfant sauvage lâché dans la cité : le regard de Francky.
Nous nous sommes revus de loin avec le Boy et nous sommes devenus les amis que nous sommes. Francky est le contraire d’un dilettante. Ce n’est pas parce que ses personnages, girafe rigolote et petit Mickey farceurs, nous font rire qu’il faut les trouver légers. Ces engins motorisés en tout genre, bagnoles, fusée, avions qui mènent à la grande ville, à la grande vie, ce sont des outils pour traverser et retraverser le fleuve des soucis convenus où se noient les bâtisseurs de réel, que les eaux boueuses emmènent inexorablement, aux océans de silence. Francky décline ces mêmes thèmes depuis plus de trente ans avec le soin d’un Rembrandt, l’opiniâtreté d’un Bacon, la provocation d’un Picasso.
C’est de l’enfance vive et en fait, un cri sans cesse recommencé. Le désir de cet enfant au bras qui s’allonge indéfiniment pour montrer et attraper ce paradis perdu, du Francky qui grandit en rêve dans les bras de la ligne droite des Hunaudières. C’est l’histoire de cette enfance kidnappée sous les carapaces d’adultes et qui, à coup d’aplats acryliques aux tons acide, ne cesse d’appeler au secours.
Oui cette légèreté conjuguée, répétée, travaillée avec l’autisme de Van Gogh est politique, finalement. Ce n’est pas la lutte des classes mais la lutte du fond de la classe à coup de boules de papier colorées, c’est la lutte de l’enfant seul contre tout un système social qui bouche les pores de la peau de l’âme. C’est le cri de l’enfant seul, notre ancêtre, qui veut continuer la conversation avec les adultes que nous sommes devenus, et qui, revendique les promesse que nous lui avons faites.
Hou ! hou !... Francky les six marches qui mènent à ton cœur, jaune et orange et violet et bleu et vert et rouge, il faut les descendre ou les monter? Cette vie de montagnard dont tu es l’improbable guide, elle est face nord ou chemins de traverses? Face sud.


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